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Offrandes de Messe

Comment faire dire une messe à l'intention de...?

Lorsqu’on demande la célébration d’une messe, on distingue l'intention de l'offrande, et on suggère une date.

L'intention: Il suffit de préciser au prêtre l'intention en quelques mots : pour des jeunes mariés, des nouveaux prêtres, pour un défunt, un malade, pour un parent, un ami, pour soi-même, pour la vie du monde, pour la vie de l'Église… en action de grâces pour des noces d'or ou d'argent, pour un jubilé sacerdotal, pour une guérison, une paix retrouvée… Vous pouvez indiquer simplement "pour une intention particulière", si vous préférez la discrétion.

L'offrande: Le montant de l'offrande est proposé par l'Assemblée des Évêques. Vous pouvez donner plus ou donner moins. Mais en aucun cas la grâce reçue ne dépendra de la somme ! 
Le montant proposé par les évêques nous permet de rester raisonnables ! Pour une messe, l’offrande s’élève actuellement à 16€. Pour une neuvaine (célébration de 9 messes consécutives, 9 jours), il est proposé une offrande de 160 €. Pour un Trentain dit grégorien (célébration de 30 messes consécutives, 30 jours), l’offrande est de 530 €.

La date: Le fidèle peut spécifier la date à laquelle il souhaiterait que la messe soit célébrée, afin de s'y unir par sa présence et ou prière. La date, l'heure ou le lieu "doivent être raisonnables et ne pas entraîner trop de charges pour le prêtre" (document de l'Épiscopat, paru dans le bulletin du secrétariat de la conférence des évêques de France n° 6 avril 1997).

 

Pourquoi faire dire une messe à une intention particulière ?

Le sacrifice de la messe est une eucharistie, c’est-à-dire une action de remerciement, de louange et de joie pour le sacrifice de Jésus qui réconcilie l'homme avec son Père. Il est offert en mémoire de l'Eucharistie que célébra Jésus-Christ lui-même une fois et pour tous : "Ceci est mon corps livré pour vous. Ceci est mon sang versé pour la multitude." L’Église permet aux fidèles de s’associer plus étroitement à ce sacrifice offert pour tous par une intention particulière confiée au célébrant, à qui on a toujours reconnu la possibilité de joindre cette intention particulière à l’intention générale. La messe n’a pas de prix. Mais dès les origines, les fidèles ont voulu participer à l'Eucharistie par des offrandes en nature ou en espèces. Elles étaient destinées à assurer les frais du culte, la subsistance des prêtres, la vie de l'Église. C'est l'origine de la pratique des "honoraires de messe", qui date du VIIIe siècle et qui s'enracine dans l'Ancien Testament où le prêtre recevait une part des sacrifices faits à Dieu. Le prêtre doit toujours pouvoir "vivre de l'autel". Le code de droit canonique légitime cette pratique (C.945) et la réglemente (C.946 et suivants). La vie matérielle de l'Église et de son clergé repose donc sur cette contribution volontaire des fidèles. Faut-il rappeler que, depuis 1905 en France, "la République ne salarie aucun culte" - sauf en Alsace (départements 67 et 68) et dans le département de la Moselle (57)

 

Quelle est l'origine de la neuvaine de messes?

La neuvaine de messes aurait son origine dans les neuf jours qui séparent la fête de l'Ascension de celle de la Pentecôte. Le chiffre neuf est hautement symbolique puisqu'il est la multiplication du chiffre trois par trois, qui représente la perfection des Personnes divines. Cette neuvaine liturgique entre l'Ascension et la Pentecôte est importante. Dans les Actes des Apôtres, l'Eglise est représentée en prière avec la Vierge Marie. C'est donc l'archétype de la prière de l'Eglise . C'est une prière ecclésiale, mais c'est encore une prière qui exprime un désir, une attente. C'est de cette neuvaine de jours que seraient nées les neuvaines dévotionnelles (par ex. Neuvaine à l'Immaculée Conception, à St Joseph, à Ste Thérèse de l'Enfant Jésus, etc.), et aussi la tradition des neuvaines de messes.

 

Qu'est-ce qu'un Trentain Grégorien?

Il s'agit d'un usage très ancien qui remonte à la fin du VIe siècle, au Pape Saint Grégoire le Grand. Avant d'être Pape, il était abbé de l'abbaye de Saint André, à Rome. Un de ses moines, bon médecin et bon religieux, Justus, mourut et l'on trouva dans sa cellule des pièces d'or. A cette époque, les moeurs étaient rudes, la discipline exigeante : le Père Abbé ne badina pas avec cette faute qui était grave. Il fit jeter le cadavre du moine avec les pièces d'or à la décharge publique et chaque moine jeta sur le corps une malédiction : "Que ton argent aille avec toi à la perdition". (Actes, VIII, 20.) Cependant, la miséricorde l'emporta dans le coeur de l'abbé qui fit célébrer la messe pendant trente jours pour la délivrance du malheureux. Au terme du trentain, le moine Justus apparut à l'un de ses frères et lui annonça qu'il était délivré du Purgatoire grâce à ces messes. Le Pape Benoît XIV, en 1752, la Congrégation pour les indulgences, en 1884, puis par un décret du 10 janvier 1889, ont fait l'éloge de cette coutume qualifiée de "pieuse, approuvée et raisonnable". Quelques précisions cependant. Un trentain est constitué par trente messes qui doivent être célébrées sans aucune interruption. Il n'est pas nécessaire qu'elles soient célébrées par le même prêtre (cas de maladie, de décès par exemple).

 

Un prix ? Une offrande ?

Si une somme d'argent est fournie au prêtre lorsqu'on lui donne une intention de messe, ce n'est pas pour payer la messe, car la messe n'a pas de prix. Disons plutôt que son prix n'a rien à voir avec la finance ou le commerce : c'est le prix infini qu'a payé le Christ en se sacrifiant. " Tu fus immolé, rachetant pour Dieu, au prix de ton sang, des hommes de toute tribu, langue peuple et nation ". (Apocalypse 5,9) On parle donc d'offrande. Mais là encore, il ne faut pas se tromper. C'est une offrande faite au prêtre pour sa subsistance et ce n'est pas l'offrande accomplie à la messe car, dans l'Eucharistie, il n'y a pas d'autre offrande que celle du sacrifice du Christ à son Père auquel se joint l'offrande de toute l'Église.

 

Pourquoi fixer un montant particulier et ne pas laisser libre cours à la générosité de chacun ?

Le montant de l'Offrande est fixé par l'Assemblée des Évêques : actuellement 16€ pour une messe. La tarification est utile pour rendre justement dérisoire le prix (d'argent) par rapport à la valeur, infinie, du Sacrifice unique du Christ : ainsi, nul ne pourra aller croire que la vie éternelle " vaut " 16€ ... " Il va de soi qu'un prêtre est tenu de célébrer la messe, sans recevoir d'offrande ou en ne recevant l'offrande que d'un euro symbolique, si l'intention est demandée par une personne n'ayant aucune ressource ".

 

On risque de croire que les dons de Dieu s'achètent !

Rappeler aux fidèles le sens des " offrandes de messe ", c'est dire qu'on " n'achète pas Dieu " pour 16€, mais que la foi exige un geste d'association au sacrifice qui rend le Christ réellement présent au monde. Le prêtre doit " vivre de l'autel ", c'est-à-dire de la part que Dieu lui fait dans les dons qu'offrent les hommes au Seigneur et que Lui-même vient sanctifier, par l'intermédiaire du prêtre.

 

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